Intersection’elle
Épisode 9 - Périnatalité

Épisode 9 - Périnatalité

December 5, 2018

La naissance est quelque chose de grandiose en soi dans le sens qu’elle est le début d’une histoire, et que chaque année, 89 millions de ces histoires commencent. Chaque naissance est unique, avec son lot d’épreuves et d’émotions. Si on dit que ça prend un village pour élever un enfant, ça prend aussi une équipe pour mener une grossesse à terme. Malgré la médicalisation des soins périnataux au 20e siècle, d’autres professions plus anciennes et toujours d’actualité persistent et gagnent en popularité auprès des futures familles souhaitant un accouchement plus intime, plus humain. Pour le dernier épisode de 2018, nous vos présentons les métiers de sage-femme et d’accompagnante à la naissance dans toute leur beauté et leur complexité.

Annabel Gravel Chabot

Anabel est une sorcière qui a pris le chemin de la pratique sage-femme après avoir étudié le théâtre, enseigné l'herboristerie et habité ailleurs pendant longtemps. Outre la naissance, ses intérêts incluent le cannage, le collage et la lecture. Sa couleur préférée est le rose.

Sylvia Otvos

Maman de trois enfants, Sylvia Otvos est devenue accompagnante à la naissance et aux Relevailles en 2012 suite à la naissance de son dernier enfant. Ayant eu des accouchements extraordinaires avec le soutien d’accompagnantes, Sylvia a laissé sa carrière en gestion et s’est tournée vers la périnatalité afin de partager sa passion, ses connaissances et sa croyance que la naissance peut être puissante et positive. Elle fonde sa compagnie, Rock the Cradle/De la bedaine au berceau, peu de temps après, et assiste à plus de 200 naissances en six ans. En 2016, Sylvia invite d’autres accompagnantes à se joindre à son équipe et elle forme une agence bilingue qui offre une panoplie de services et d’activités en lien avec la périnatalité, incluant des cours prénataux, de l’accompagnement, des massages, des soins rebozo, des ateliers, et plus encore. Sylvia est également coach d’affaires et aide les autres accompagnantes à développer leurs propres entreprises.

Épisode 8 - Travail Invisible

Épisode 8 - Travail Invisible

November 30, 2018

Les sujets du travail invisible et de la charge sont de plus en plus présents dans notre univers médiatique, quoique l’AFEAS (l’Association féminine d’éducation et d’action sociale) dédie la première semaine d’avril à cette problématique depuis 2001. Ayant plus d’une définition, le travail invisible fait écho dans l’expérience de plusieurs femmes issues de tous les groupes et de toutes les strates sociales.

Camille Robert

Camille Robert est candidate au doctorat en histoire à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur les conflits liés au travail de reproduction sociale dans le contexte du tournant néolibéral de l’État québécois, à travers l'étude de trois grèves dans les secteurs de l'éducation et de la santé. Dans le cadre de son mémoire de maîtrise, elle s’est intéressée aux discours et aux mobilisations des féministes québécoises pour la reconnaissance du travail ménager. Ses recherches ont été publiées sous forme de livre aux Éditions Somme toute en 2017. Elle a également codirigé un ouvrage collectif sur le travail invisible des femmes au Québec, paru aux Éditions du remue-ménage en 2018.

Geneviève Vaillancourt

Geneviève Vaillancourt est une militante s’inscrivant dans des luttes féministes, étudiantes et anti-carcérales. Son parcours académique reflète ses préoccupations politiques. Elle s’est plus spécifiquement intéressée à la division sexuelle du travail militant dans les black blocs au Québec dans le cadre d’un mémoire de maîtrise en sociologie. Geneviève est actuellement inscrite dans le baccalauréat en travail social.

Épisode 7 – Diversité et théâtre

Épisode 7 – Diversité et théâtre

November 15, 2018

 

Le théâtre est à la fois un mode d’expression artistique et un divertissement. Depuis plus de 2500 ans, les dramaturges mettent en scène des situations réelles ou imaginées qui, au-delà de l’esthétique et de la création, font écho à l’expérience humaine du public. Alors que nos sociétés sont de moins en moins homogènes, plusieurs voix s’élèvent pour décrier le manque de représentativité dans les choix de casting, mais aussi dans le choix des histoires qui sont diffusées au grand public. Bien qu’on parle d’une part de liberté d’expression et de liberté artistique, on se demande de plus en plus à qui bénéficie réellement cette liberté.

Pascale Drevillon

Diplomée en interprétation théâtrale de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM (2015), Pascale Drevillon a eu le plaisir de collaborer avec le Centre des auteurs dramatiques (CEAD), l’INIS, Espace Libre, Télé-Québec, le Théâtre Prospero, le Théâtre d'Aujourd'hui et Centaur Theatre, ainsi que les festivals ZH, Fringe, Jamais Lu, Mode et Design, TransAmériques, Dramaturgies en dialogue et Phénomena. Sa performance remarquée dans le court métrage PRE-DRINK (Marc-Antoine Lemire, 2017) lui a valu de nombreux honneurs.

https://www.pascaledrevillon.com/

Marilou Craft

Marilou Craft est active dans le milieu des arts vivants depuis l’obtention d’un baccalauréat en études théâtrales (UQAM, 2012). En tant que conseillère artistique et dramaturgique, elle collabore principalement avec la compagnie de création interdisciplinaire féministe et queer projets hybris et avec le Centre des auteurs dramatiques (CEAD). Comme travailleuse culturelle, elle a entre autres été codirectrice artistique du festival du Jamais Lu, médiatrice au FTA, directrice des communications au OFFTA et stagiaire à la rédaction de la revue JEU. Elle s’adonne aussi à la création et à la performance, tout en développant une pratique littéraire qui sonde les limites de l’intime. Elle signe régulièrement critiques, articles, chroniques et commentaires culturels sur des plateformes variées, militant notamment contre la discrimination dans le milieu culturel. Elle étudie présentement le droit à l’Université McGill et travaille à son compte comme traductrice. Elle vit et travaille à Montréal.

https://www.mariloucraft.com/

 

Episode 6 – Le cyclo-féminisme

Episode 6 – Le cyclo-féminisme

November 8, 2018

Episode 6 – Le cyclo-féminisme

Depuis plusieurs années, le nombre de femmes à vélo augmente sans cesse, et ce, tant au niveau compétitif qu’au niveau récréatif. Le cyclisme est au centre du féminisme, et supporte les militantes depuis le tout début du mouvement. Pourtant, plusieurs personnes s’identifiant comme femme, non-binaire ou non-conforme, revendiquent de plus en plus le besoin d’espace de mixité choisies, où toute personne ne s’identifiant pas comme un homme cisgenre est la bienvenue. Ces besoins émanent de réelles attitudes discriminatoires entre cyclistes, de l’atelier de réparation aux compétitions, comme des comportements sexistes provenant d’automobilistes. Pour plusieurs cyclistes, le vélo est plus qu’un divertissement : il est une passion, un mode de vie, une opportunité d’autonomie.

Geneviève Anctil et Marianne Cloutier de chez Les dérailleuses

Un collectif cyclo-féministe qui veut faire disparaître les inégalités dans les divers milieux cyclistes tout en rappelant l'importance de la bicyclette dans les luttes pour l'émancipation des femmes.

Épisode 5 - Métiers non-traditionnels

Épisode 5 - Métiers non-traditionnels

October 25, 2018

En théorie, sauf si on se fie à la grammaire, les métiers n’ont pas de genre. En effet, il s’agit d’occupations d’abord basées sur des aptitudes et capacités, et évidemment, une passion. Or, en raison de la nature de certains métiers, nous faisons associations entre ces métiers et le genre de ceux qui les font. Les femmes qui décident d’occuper des emplois non-traditionnels, soit ceux généralement occupés par des hommes, le font par passion et conviction qu’elles sont là où elles devraient être. Le travail non-traditionnel peut être à la fois une source d’épanouissement et d’accomplissement et une source d’embuches et de défis.

Myriam Gagné

J’ai toujours aimé créer et comprendre comment fonctionne tout ce qui est tangible autour de moi. Aujourd’hui, je travaille dans l’industrie de la construction et j’ai l’opportunité de participer à bâtir des choses concrètes. Ce domaine est un milieu dynamique qui s’accorde bien avec mes intérêts. J’y ai développé ma confiance en moi et ma force de caractère pour y faire ma place. Je suis confiante que mon emploi m’apportera encore plus.

Radja Joseph St-Fort

Radja est analyste-programmeur web et SharePoint chez CMC Électroniques. Elle possède un DEC en informatique du Collège Ahuntsic et un baccalauréat en génie logiciel de l'ETS. Elle a apprit à vivre et à travailler dans un domaine majoritairement masculin en se forgeant une carapace bien confortable et, par la suite, quelques techniques d'auto-défense mentale et physique.

Épisode 4 – Sports de combats et femmes

Épisode 4 – Sports de combats et femmes

October 11, 2018

Des filles qui kickent des culs, littéralement et de manière figurée.

 

Amélie Chartrand

Je peux dire avec fierté qu'aujourd'hui je suis une Nak Muay (pratiquante du Muay Thai, une Poo Choi (assistante instructrice), une combattante, une athlète. Il y a 10 ans, du haut de mon 5 pieds 5, je menais large au sens propre avec mes 192 lbv. C'est la journée où j'ai monté le Mont Batur sur l'île de Bali en Indonésie où tout à changé. Quand je me suis fait littéralement tiré jusqu'au sommet par le petit monsieur Balinais. C'est de peine et de misère que je l'ai vu ce magnifique levé du soleil. Et c'est devant cette vue magnifique que mon égo à eu une des plus grandes claques de sa vie. Plus jamais je ne dépendrai physiquement de personne. C'est mon amie Ilene avec qui je voyageais l'Asie qui m'a initié au Muay Thai. Ça été le coup de foudre! À mon retour d'Asie j'ai commencé à changé mes habitudes alimentaires et commencé à prendre des cours de Muay Thai. 1 an plus je déménageais à Montréal, j'ai pris une pause de quelques années à mon arrivée. La grande Ville m'intimidait. J'ai repris du poids, et je me sentais hyper malheureuse, comme si j'étais morte en dedans. Je m'y suis remis. Avec toute la constance, la persévérance et la motivation du monde. 7 ans plus tard, je suis une fighter Class C avec 3 combats et 2 démos, une certification du Sport Authority of Thailand comme Assistante instructrice, à enseigner autant à des débutants qu'à aider à la préparation de d'autres combattants de mon club; à coacher mon équipe de compétition pendant leur match en plus de me préparer pour le Championnat National de Muay thai (20-22 octobre). Petit à petit, le Muay Thai est devenu une passion, une obsession. À toujours chercher plus d'informations et les bonnes actions à poser pour m'améliorer et progresser, parfaire ma place dans cette communauté et avec un désir profond, d'y laisser ma trace. Ce que, une étape à la fois, je réussi à faire! Le Muay Thai à changé ma vie, ma fait grandir fondamentalement et m'aide à devenir une meilleure version de moi-même à chaque jour autant en le pratiquant qu'en le partageant!

https://www.ifmamuaythai.org/

https://muaythaiontario.org/

https://muaythaicanada.org/

http://daosawanmuaythai.ca/fr/

Mélanie Havok

Je suis né à Laval un 21 janvier 1992. Ma mère a décidé de m'appeler Mélanie. Mélanie Normand-Fournier. J'ai grandi dans la même ville et j'y encore aujourd'hui. Mais un jour je compte voyager, pas qu'un peu, mais beaucoup. J'ai toujours été différente toute au long de ma vie sur tous les aspects possibles. Jamais dans la norme. La preuve... Mon rêve est d'être une lutteuse professionnelle internationale. Tranquillement , mais sûrement.

https://www.facebook.com/MelHavok/

https://www.instagram.com/melanie.havok.tcprodojo/

Épisode 3 – Familles non-hétéronormatives

Épisode 3 – Familles non-hétéronormatives

October 4, 2018

Dans le cadre de la Fierté Montréal de 2018, pour une première fois, les médias ont tendu le micro aux parents trans afin de faire entendre aux auditeurs les revendications et besoins de ces familles. Pourtant, depuis 1998, la Coalition des familles LGBT milite pour la reconnaissance légale et sociale des familles avec parents LGBT. Et qu’en est-il des familles à trois parents, ou dont les parents entretiennent des relations polyamoureuses avec d’autres partenaires? Alors que la société québécoise se dit ouverte à la cause des personnes LGTBQ2A*, plusieurs citoyens entretiennent des préjugés sur la viabilité de ces "autres" modèles familiaux.

Roxie

Née dans les années ‘80 dans la grande région de Montréal, Roxie a grandi dans une famille typique de l’époque : père pourvoyeur, mère au foyer, catholique, trois enfants. Aujourd’hui divorcée, agnostique, « queer » et polyamoureuse, soucieuse d’élever ses deux petits garçons dans un environnement ouvert et inclusif, elle a à coeur la sensibilisation de tous.tes aux enjeux auxquels font face les groupes marginalisés.

Dans sa vie de tous les jours, Roxie est une professionnelle dans le domaine de l’édition, maman solo et musicienne amatrice.

Anick Chalifoux

Anick est avant tout une femme. Gestionnaire d’une entreprise de la Rive-Sud de Montréal, elle possède un BAC en enseignement des arts plastiques et médiatiques et plusieurs expériences de travail diversifiées. Se nourrissant à travers les arts, la pédagogie et les loisirs, elle a toujours cherché à évoluer à travers une variété d’expériences. Mère depuis 18 ans, homosexuelle depuis 10 ans (ou depuis toujours???), elle et sa conjointe sont mères d’une famille dite non traditionnelle. Heureuse, elle s’estime tout de même chanceuse de s’épanouir à travers cette diversité.

Épisode 2 – Politique et marginalisation

Épisode 2 – Politique et marginalisation

September 26, 2018

Depuis quelques années, la parité au sein des formations politiques et des gouvernements est de plus en plus mise de l’avant par nos élus. Même si les gouvernements canadiens tendent de plus en plus à inclure des femmes dans leurs ministères, il n’est reste pas moins qu’il s’agit de femmes blanches hétérosexuelles issues de milieux aisés. Qu'en est-il des femmes appartenant à des groupes marginalisés et de leur implication en politique? Sont-elles bien représentées par nos élus? Et surtout, en quoi leur parcours politique diffère-t-il des autres?

Eve Torres

Née dans le sud de la France, Eve Torres a grandi et fait ses études en banlieue Parisienne. C’est à l’âge de 25 ans qu’elle s’installe au Québec et poursuit ses études.

Diplômée en Droit et Sciences Humaines, Eve Torres est une citoyenne engagée depuis plus de 16 ans au sein de la société Québécoise où elle y vit depuis 20 ans. Militante féministe et antiraciste, elle œuvre de son mieux pour la justice sociale.

Par sa participation active sur le terrain auprès d’institutions publiques, des centres de femmes, des personnes âgées, des itinérants et des jeunes, elle puise sa motivation quotidienne. Aussi, c’est comme coordonnatrice de l’organisme "La voie des femmes" depuis 5 ans, qu’elle ancre sa volonté de porter la voix des femmes issues des minorités et de travailler toujours plus fort à bâtir des ponts.

Aujourd’hui, s’est également en politique qu’elle souhaite poursuivre son engagement pour contribuer aux réflexions et aux changements nécessaires afin construire le Québec d’aujourd’hui et de demain.

Julie Lemieux

Julie Lemieux est une femme politique canadienne élue mairesse de Très-Saint-Rédempteur au Québec lors des élections municipales de 20171. Elle est la première femme mairesse du village et la première personne trans élue à la mairie de la municipalité au Canada.

Née à Drummondville, elle est ébéniste de formation, et a déménagé à Très-Saint-Rédempteur en 20094. Elle s'est engagée pour la première fois en politique dans le cadre d'une campagne pour réhabiliter une église catholique romaine fermée et destinée à la démolition, en un centre culturel et communautaire, puis elle a été élue pour la première fois au conseil municipal lors des élections de 2013. Son programme inclut l'amélioration de la communication entre les élus et les résidents de la municipalité, et la possibilité pour les habitants d'avoir une agriculture urbaine.

Musique

Unknown Lover - Corey Gulkin

 

https://www.coreygulkin.com/

Épisode 1 – Les maladies des organes reproducteurs

Épisode 1 – Les maladies des organes reproducteurs

September 21, 2018

Très peu d’attention médiatique est donnée aux maladies des organes reproducteurs féminins. On entend souvent parler de VPH ou de cancer du sein, mais rarement d’ovaires polykystiques ou d’endométriose. Pourtant, certaines conditions toucheront plus de 10% de la population concernée. Pour ce premier épisode, nous accueillons Laurence Dea Dionne et Vanessa Chandonnet qui partage avec nous et avec force et sensibilité leur histoire.

Laurence Dea Dionne

​Laurence Dea Dionne, bédéiste, est d’origine montréalaise. Elle possède un BAC en éducation de l’art de l’université Concordia et a enseigné dans le système public et communautaire. Sa carrière de bédéiste débute avec un séjour au Studio Lounak, où elle auto-publie Nuances (septembre 2016), une exploration du bien-être, son thème favori. Elle s’allie avec l’auteur Francis McNamee afin de créer son second projet Le Retour (juillet 2018), une aventure de science-fiction, qui sensibilise les jeunes à l’importance du sentiment d’appartenance. Elle enseigne également la bande dessinée au niveau communautaire et parle du rôle de l'art dans le développement du bien-être à divers évènements. Dans son temps libre, elle aime continuer à dessiner, travaillant sur ses prochains projets:

Le Retour, tome 2, sortie en décembre 2018

Zen & l’éphémère, tome 2 de Nuances, sortie en décembre 2018

https://www.laurencedeadionneart.com/

https://www.facebook.com/laurencedeadionneart/

https://www.instagram.com/laurencedeadionneart/

Vanessa Chandonnet

Vanessa est une humoriste et une animatrice montréalaise originaire du Saguenay. En plus de se produire sur plusieurs scènes locales et régionales, elle co-anime depuis plus d’un an le podcast Le Petit Bonheur.

https://www.facebook.com/lepbonheur/

https://lepetitbonheur.podbean.com/

Musique

Unknown Lover - Corey Gulkin

https://www.coreygulkin.com/