Intersection’elle

Épisode 14 – Sans-abrisme

April 3, 2019

Il y a quelques années, Montréal a procédé à un dénombrement de sa population en situation d’itinérance pour offrir un portrait global de la réalité locale. Il y a aussi quelques années, la province du Québec a été la seule à remettre en question la position du gouvernement fédéral de ne vouloir financer que les projets de type « Housing First ». Ces deux exemples distincts nous soulignent une chose importante : que l’itinérance n’aurait qu’un seul visage, qu’une seule réalité, soit celui d’un homme blanc avec des problèmes de consommation ou des problèmes de santé mentale. Mais qu’en est-il des femmes, des jeunes, des réfugiés, des immigrants, des personnes LGTBQ2A*, ou encore des autochtones?

Paméla Lavoie

Paméla Lavoie est née sur la Rive Sud de Montréal. C’est une femme cis blanche de 27 ans d’orientation sexuelle queer. Elle est une militante anti-raciste, féministe, antifasciste et queer. C’est à partir de ces valeurs qu’elle oriente son projet de vie en intervention psychosociale. En ce sens, elle a complété ses études dans un Baccalauréat en intervention auprès des personnes immigrantes, des personnes faisant parties des groupes racisés, ainsi qu’auprès des Premières Nations. Suivant ces choix, elle est présentement candidate à la maîtrise en Communication internationale et interculturelle où elle travaille sur l’accompagnement de l’innovation des pratiques d’intervention des Premières Nations; l’exemple du Centre de Ressourcement Mikisiw de la communauté atikamewk de Wemotaci.

Depuis toutes ces années, Paméla cherche à contribuer à une société québécoise meilleure, empreinte d’empathie et de respect envers l’entièreté de ses membres. Elle y utilise son temps personnel et professionnel dans la défense des droits des personnes y étant discriminées. En ce sens, Paméla travaille auprès des personnes en situation d’itinérance, des femmes, des personnes appartenant à des groupes racisés ou immigrantes, des Premières Nations, des travailleur.se.s du sexe, celles ayant des dépendances, des jeunes et des personnes en situation d’handicap depuis maintenant une dizaine d’année. Ainsi, c’est en lien avec ces nombreuses expériences de travail et des savoirs développés à partir de celles-ci qu’elle oriente son travail en mobilisant des approches anti-oppressives, holistiques, de réduction des méfaits et d’empowerment.

Léonie Couture

Depuis quarante ans, Léonie Couture, C.M., C.Q., se consacre au bien-être et à la défense des droits des femmes. Après avoir travaillé, notamment, à la direction des soins infirmiers de l’hôpital du Sacré-Cœur à Hull, elle quitte le milieu institutionnel en 1980 pour le milieu communautaire.

Elle milite au Centre des femmes de l’Université d’Ottawa, qui suscite chez elle une profonde réflexion féministe. Elle s’installe ensuite à Montréal pour œuvrer, de 1981 à 1994, d’abord au Mouvement contre le viol et l’inceste, puis en alphabétisation et enfin, au Centre de santé des femmes.

Constatant que les services offerts aux femmes en état d’itinérance ne répondent pas à leurs besoins de guérison, et portée par sa vision féministe du droit de toute femme à la dignité, à la justice, à la sécurité et à l’égalité des droits, elle fonde, en 1994, l’organisme La rue des Femmes de Montréal. Son engagement porte entièrement sur le développement de conditions favorables à la guérison de leurs graves blessures relationnelles et sur la reconnaissance de la santé relationnelle.

Pour Léonie Couture, la santé relationnelle fait partie de la santé, avec la santé physique et la santé mentale.

http://www.laruedesfemmes.org/