Intersection’elle
Saison 2 - Épisode 4 - Violences obstétricales et gynécologiques

Saison 2 - Épisode 4 - Violences obstétricales et gynécologiques

February 26, 2020

Dans le discours courant, quand on parle de grossesse et d’accouchement, on maintient en général une image utopique de la chose. Mais la conception, la grossesse, l’accouchement et le début de la parentalité sont des moment remplis de défis. Sans compter les changements physiques, le doute, la peur, le manque de sommeil, l’aspect médical de cette expérience peut être particulièrement difficile. Pourtant, avec une approche axée sur l’auto-détermination, la grossesse et l’accouchement en particulier peuvent être des beaux moments forts dans la vie de quelqu’un qui le vit. Ce soir on rencontre Ariane et Lorraine qui œuvrent depuis longtemps à ce que la périnatalité soit imbue d’auto-détermination, pour parler de périnatalité, le système médical, les oppression systémiques et la fréquence des violences obstétricales.

 

Ariane K Metellus

Ariane K. Métellus est une entrepreneure sociale, consultante, conférencière, accompagnante à la naissance et étudiante au baccalauréat en sociologie de l’UQAM. Elle est présidente du Regroupement Naissances-Respectées (Naissance-Renaissance) et est membre du conseil d’administration de l’association Vivre 100 fibromes.

Elle siège également sur le comité consultatif de The RESPCCT Study (Research Examining Stories of Pregnancy and Childbearing in Canada Today) du Birth Place Lab de l’UBC et sur le comité d’orientation de La CORPS féministe. Son parcours l'a amené à se pencher sur l'importance qu'on accorde à l'expérience dans le système santé, plus précisément en santé sexuelle et reproductive et en périnatalité des femmes plus marginalisées, en particulier celle des femmes noires et issues de la diversité au Québec.

Par son travail, elle souhaite sensibiliser, informer et accompagner ces femmes, faire valoir leurs droits auprès de toutes personnes travaillant de près ou de loin avec elles et participer à faire reconnaître les différents enjeux les concernant auprès d’instances décisionnelles et des différents milieux concernés par ces réalités.

Lorraine Fontaine

Formatrice, animatrice, conférencière et coordonnatrice des dossiers politiques au Regroupement Naissance-Renaissance depuis 17 ans où elle est appellé à siéger sur nombreux conseils d’administration et est consultée fréquemment par des institutions gouvernementales et communautaires pour son analyse socio-politique et féministe de la maternité et sa capacité de rallier divers groupes autour de causes liées à la santé sexuelle et reproductive.

Elle est coordonnatrice de la Coalition pour la pratique sage-femme et fut présidente du Conseil d’administration de la Maison Parent-Roback de 2011 à 2013. Elle est également coordonnatrice du projet de recherche « L’accouchement en établissement est-il susceptible de donner lieu à de la maltraitance de la négligence ou de la violence ? ». De plus elle a été collaboratrice à la rédaction de la charte internationale « Pour le respect dans les soins de maternité : Les droits universels des femmes lors de la période périnatale » et éditrice du guide « Maternité et intelligences citoyennes : Comment prendre notre place dans l’espace public. :

Elle réalise actuellement le projet Maternité et Dignité, une série d’ateliers d’empowerment avec des femmes issues de divers milieux ayant vécu des expériences difficiles entourant leur grossesse, leur accouchement ou tout autre événement lors de la naissance de leur enfant.

Saison 2 - Épisode 3 - Orientation sexuelle et décolonisation

Saison 2 - Épisode 3 - Orientation sexuelle et décolonisation

November 27, 2019

Quelle meilleure façon de commencer un épisode sur la décolonisation que de souligner que notre podcast en enregistré en territoires autochtones non-cédés Kanien’kehá:ka! On a beaucoup entendu parler de colonialisme dans les dernières années avec la couverture médiatique d’enjeux autochtones au Canada, et de son impact passé et présent sur les premiers peuples. Cependant, il ne faut pas oublier que le colonialisme est un phénomène mondial, actuel, qu’on nomme parfois le néo-colonialisme ou le post-colonialisme. Peu importe le lieu et l’époque, le colonialisme a changé la relation que les individus ont entre eux et avec le monde qui les entoure, mais aussi celle qu’ils ont avec à eux-mêmes. Des aspects de qui nous sommes comme, entre autres, notre identité et notre orientation sexuelle.

Jade Almeida

Originaire de Guadeloupe, Jade Almeida a obtenu son diplôme de master en Histoire Culturelle du Contemporain à l’université de la Sorbonne et est désormais candidate au Doctorat de Sociologie à l’université de Montréal sous la direction de Sirma Bilge. Sa thèse porte sur les femmes noires qui aiment les femmes : rapports de pouvoir enchevêtrés. Elle est intervenu tous les jeudis sur la web radio Neoquebec de 2017 à 2019 et travaille actuellement en tant que chargée de projet au Conseil québécois LGBT.

Kijâtai-Alexandra Veillette-Cheezo

Kijâtai est née à Val-d'Or d'une mère allochtone et d'un père autochtone. Ayant étudié en cinéma au niveau collégial, elle fait partie aujourd'hui de l'équipe bureau du Wapikoni mobile. Actuellement en processus de réappropriation culturelle, elle oeuvre à sensibiliser divers publics aux réalités autochtones lors de colloques, ateliers et festivals. Sa mère étant psychoéducatrice dans la communauté de Lac-Simon, elle connaît très bien les réalités autochtones tant en communauté qu’en milieu urbain. Kijâtai fait également partie du cercle bispirituel de Montréal, ce qui lui permet d'être encore plus impliquée au sein de la communauté urbaine, autochtone et LGBTQIA2S+ de Montréal. Elle a notamment participé à la 18e session de l'Instance permanente de l'ONU sur les questions autochtones à New York avec la délégation du Wapikoni en fin avril 2019.

Saison 2 - Épisode 2 - Politics and Care

Saison 2 - Épisode 2 - Politics and Care

October 30, 2019

Le burn-out ou l’épuisement professionnel c’est un sujet d’actualité qui revient régulièrement. C’est aussi un sujet intimement lié aux luttes militantes, qui a souvent été nommé à Intersection’elle (comme lorsque l’on a parlé de charge mentale et à peu près à chaque fois qu’on rencontre des personnes marginalisées, en particulier lorsqu’elles travaillent au communautaire). Au-delà des solutions de « self-care » où l’on vous propose de prendre un bain ou de faire du yoga pour vous détendre et prendre soin de vous-même, nos invités cette semaines nous parlent d’un effort de soins collectifs, surtout au sein de la communauté activiste et engagée, pour en finir un peu avec le discours souvent culpabilisant du « self-care » neutre, qui ne prend pas réellement en compte les enjeux sociaux qui mènent à l’épuisement.

Saison 2 - Épisode 1 - Réalisation

Saison 2 - Épisode 1 - Réalisation

October 16, 2019

La réalisation cinématographie, documentariste ou télévisuelle est définie comme l’ensemble des processus entourant la fabrication d’un film supportant son scénario et son thème central. Lorsqu’on demande aux gens qui sont leurs réalisateurs préférés, les gens vont généralement penser à des hommes blancs. Pourtant, il y a beaucoup plus de diversité derrière la caméra qui concocte du contenu diversifié, de qualité et humain.

Alice Bédard

Alice Bédard est scénariste et réalisatrice depuis plus d'une dizaine d'années, diplômée de L'INIS en écriture de long-métrage, cohorte 2016-2017. Elle a un parcours largement autodidacte, ayant auto-produit, écrit et réalisé près d’une vingtaine de courts-métrages, en plus d’avoir écrit quatre scénarios de long-métrage. Elle est réalisatrice au sein de Kino Montréal depuis 2017, avec l’aide de qui elle a réalisé une dizaine de courts-métrages à ce jour. Ses œuvres se baladent dans une grande variété de styles et de genres, allant de l'horreur à la romance en passant par le fantastique, mais gardant toujours une approche originale pour chacun des sujets qu'elle entreprend.

Vimeo: https://vimeo.com/user28110880

Websérie Trans: https://www.facebook.com/TransWebSerie/

Teaser de la Websérie: https://www.youtube.com/watch?v=dU3PP2F3h7w

 

Amy Miller

Amy Miller est à la fois réalisatrice et organisatrice vouée à la promotion de la justice sociale, dont les films ont été plusieurs fois récompensés. Ses documentaires ont été présentés dans les festivals du monde entier, sur chaque continent, et diffusés sur les chaines de télé de plus d’une vingtaine de pays.

Le pouvoir de demain : https://vimeo.com/234825883/0362f2cc09

La ruée vers le carbone : https://vimeo.com/55951190/241b7d8ee4

Myths for Profits : Canada’s Role in Industry of War and Peace: https://www.youtube.com/watch?v=bJ2uglDObNU

Des mensonges payants: Le Canada un pays pacifique?: https://www.youtube.com/watch?v=2voa6y23Hgw

Sans terre, c’est la faim: https://vimeo.com/125722240/ae6ebfe016

Saison 1 - Épisode 19 - Représentation médiatique

Saison 1 - Épisode 19 - Représentation médiatique

June 12, 2019

On définit grossièrement les médias comment l’ensemble des techniques de diffusion et de transmission de l’information destiné à un groupe. Ces supports de l’information sont très variés, de la publicité aux nouvelles radiophoniques au cinéma. On peut même affirmer que les médias font tellement partie intégrante de notre quotidien que nous oublions parfois le message qu’ils portent, qui porte le message et quel est le sujet de ce message. 

Khady Sow

Khady Sow est la présidente d’Opale Communications, fondatrice et éditrice d’Opale, magazine axé sur la promotion de la diversité culturelle et de l’interculturalisme. Elle est aussi coproductrice et animatrice de Laval en Mille et Une Cultures à la télévision régionale de Laval (TVRL).

D’origine sénégalaise, diplômée es Sciences de l’Université de Montréal et des HEC, elle se définit comme une grande amoureuse des relations interculturelles, une passionnée de communication, de politique, une progressiste, concernée par des enjeux de genre, d'équité, de développement durable, de protection des enfants et des minorités. 

Très présente sur les réseaux sociaux, elle est suivie par plus de 100 000 personnes sur sa page Facebook. Elle a été nominée comme Personnalité de la télévision émergente, en 2018, par le Gala Dynastie dont la mission est de faire rayonner l’Excellence Black au Québec et qui vise à récompenser des personnalités issues des communautés noires, qui gravitent autour des arts, des médias et de la culture, dont le travail et les accomplissements méritent d’être reconnus.

Stefany Boisvert

Stéfany Boisvert est chercheuse postdoctorale au sein du Département de communication sociale et publique de l’UQAM et chargée de cours à l’École des médias (UQAM). Membre collaboratrice du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la communication, l’information et la société (CRICIS), Stéfany a aussi contribué récemment au Chantier féministe de l’Espace Go en procédant à une étude de la couverture médiatique des autrices et metteuses en scène de théâtre. Sa thèse de doctorat en communication portait sur la représentation de modèles de masculinité dans les séries télévisées nord-américaines contemporaines. Ses recherches actuelles portent sur les services de télévision par contournement au Canada, les médias audiovisuels (cinéma, télévision), la culture populaire et la représentation de la diversité sexuelle et de genre dans les médias.

Saison 1 - Épisode 18 – Pauvreté, assurance chômage et logement

Saison 1 - Épisode 18 – Pauvreté, assurance chômage et logement

May 29, 2019

En contraste à notre dernier épisode, où nous discutions des femmes en position de pouvoir et de leadership, cet épisode centrera son contenu sur des femmes en situations de vulnérabilité et de pauvreté. Depuis quelques mois, des organismes locaux martèlent les inégalités vécues par les femmes tentant d’avoir accès à l’assurance-chômage ou au logement. Ces phénomènes sont exacerbés par des politiques municipales, provinciales et fédérales, issues de philosophies néolibérales, qui étiolent davantage à chaque année le filet de sécurité qui empêchaient les personnes les plus vulnérables de tomber dans les craques du système.

Céline Magontier

Céline Magontier est responsable des dossiers Femmes et montréalais au Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), un regroupement national pour le droit au logement (également actif sur les enjeux d’aménagement urbain, de lutte contre la pauvreté et de promotion des droits sociaux).

Féministe queer intersectionnelle, Céline est titulaire de maîtrises en sociologie et en sexologie. Elle a toujours eu à coeur les droits des personnes marginalisées, précaires, racisées, autochtones, en situation de handicap, des femmes, des LGBTQIA2+, etc., tant dans ses lieux de militance, qu’au travers de ses études ou choix professionnels. 

Pour en savoir plus sur le FRAPRU :

⇒           www.Frapru.qc.ca

⇒           Court documentaire « 40 ans au front » : https://www.youtube.com/watch?v=CjkMztWr3io&t=221s

Kim Bouchard

Kim Bouchard est avocate de formation et elle est responsable des services juridiques au Mouvement Action-Chômage de Montréal, un groupe communautaire de défense et de promotion des droits des chômeurs et chômeuses. Depuis le début de sa pratique, elle a un intérêt particulier pour la justice sociale et l’accès à la justice pour tou.te.s. Membre de l’Association des juristes progressistes elle participe activement à son comité accès à la justice.  Kim Bouchard est également présidente du Mouvement Autonome et Solidaire des Sans-Emploi.  En plus de son travail de défense des droits individuels et collectifs des chômeuses et chômeurs, elle écrit des articles sur des questions d’accès à la justice (dans Les Nouveaux cahier du socialisme) ainsi que sur les discriminations vécues par les femmes en matière d’assurance-chômage (dans Droits et Libertés et À babord!). 

Saison 1 - Épisode 17 - Femmes de tête

Saison 1 - Épisode 17 - Femmes de tête

May 15, 2019

Les femmes de tête font beaucoup jaser depuis quelques années. Qu’on parle de parité au sein des gouvernements ou du lancement de « Femmes de tête » d’Eve Levesque cet hiver ou encore de la nomination de deux femmes entrepreneures à l’émission « Dans l’œil du dragon », il semble y avoir un intérêt grandissant pour les femmes qui réussissent. D’une autre part, plusieurs se demandent si les conditions sont présentes pour toutes les femmes de réussir, de monter dans les plus hautes sphères, et si les préjugés et les attentes de genre sont réellement choses du passé.

Rosalie Readman

Rosalie Readman est titulaire d’un baccalauréat et d’une maitrise en science politique de l’Université Laval. Rosalie a travaillé sur différents sujets de recherche entourant la démocratie notamment en travaillant plusieurs années pour la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires. C’est dans ce cadre qu’elle reçoit le mandat du Directeur général des élections de réaliser une étude sur la place des femmes en politique québécoise, étude publiée 2014. Depuis la fin de ce mandat, elle travaille comme conseillère en partenariats en recherche et en innovation auprès des universités, centres de recherche et entreprises québécoises tout en s’impliquant pour dans des causes féministes.

Nadine St-Louis

Nadine St-Louis est une entrepreneure autochtone de souche Mi'kmaq, acadienne et écossaise qui oeuvre à réconcilier les multiples souches qui ont créé le Québec et le Canada d’aujourd’hui.

Elle détient une maîtrise en arts et en histoire de l’art de l’Université de Montréal depuis 1997 et est sur le point de compléter un diplôme d'études supérieures spécialisées en gestion d’organismes culturels de HEC Montréal. Forte de 25 années d’expérience en gestion de l’art et membre du collectif des conservateurs autochtones (CCA/ACC), Nadine St-Louis consacre ses efforts à promouvoir et à diffuser la culture autochtone en milieu urbain.

Entrepreneure, gestionnaire (Canadien National), formatrice, coach, conférencière, consultante en art autochtone (Conseil des arts du Canada), organisatrice de symposiums culturels (Institut Tshakapesh), agent d’artistes (Exposition 11 Nations, marché Bonsecours, Montréal), ainsi qu'artisane de cuir et perlage, Nadine St-Louis endosse de multiples fonctions et un riche parcours professionnel. Elle est une femme reconnue pour son leadership et ses efforts pour l’inclusion sociale et la mise en avant des talents des artistes autochtones (surtout ceux situés en régions éloignées), des jeunes artistes qui intègrent les centres urbains et qui forment la relève, ainsi que ceux qui vivent en ville. Elle est fondatrice et directrice générale des Productions Feux Sacrés, un organisme à but non lucratif situé à Montréal permettant aux artistes autochtones d’avoir accès aux marchés de l’art et de retrouver un équilibre dans une économie culturelle. En 2015, Nadine St-Louis a mis en application ses connaissances en gestion et a lancé l’Espace Culturel Ashukan, une infrastructure permanente située sur la place Jacques Cartier dans le Vieux-Montréal. Elle y a développé un modèle d’affaire innovant pour professionnaliser et accompagner les artistes autochtones québécois et canadiens.

Nadine St-Louis est à la fois un agent de sensibilisation après des milieux économique et culturel à Montréal, mais aussi un vecteur de développement auprès des artistes autochtones qui veulent participer au rayonnement de l’art actuel québécois, canadien et international

http://productionsfeuxsacres.ca/

Saison 1 - Épisode 16 – Muséologie et art engagé

Saison 1 - Épisode 16 – Muséologie et art engagé

May 2, 2019

Le musée est un lieu de diffusion de collections privées, qu’elles soient permanentes ou temporaire. Ces collections peuvent porter sur l’art, l’histoire, la science, ou la technologie. On dit que la mission première du musée est de conserver des objets clés des sociétés en mouvance dans le temps et l’espace, et de rendre ces objets accessibles au public. Au-delà du choix des objets exposés, plusieurs se demandent si le musée ne devient pas davantage du lieu d’aliénation plutôt que d’émancipation, en ne diffusant que des pièces qui célèbrent les réussites plutôt que les luttes et les défis des membres et groupes de ces sociétés.

Maëlle Bogard

Diplômée en muséologie de l’université de Montréal, j’ai décidée que mon mémoire de recherche porterait sur les expositions que l’on pourrait qualifier « d’engagées » quand j’ai constaté l’attitude ambivalente de certaines institutions face aux tabous, aux sujets polémiques, et aux différents enjeux sociaux. Je me suis interrogée sur la place des sujets dits sensibles au musée afin de mieux comprendre celle que les uns (les musées ) et les autres (les sujets sensibles) tiennent dans la société en général. J’ai voulu savoir comment et pour quelles raisons les institutions culturelles s’emparaient ou délaissaient les questions de société. Dans une culture du buzz, de l’image choc, de liberté d’expression et d’être, de diversification de l’offre culturelle et sa consommation, j’ai voulu savoir si les musées étaient des lieux d’inclusion et de partage ou bien des lieux qui perpétuent les préjugés. Aujourd’hui, j’appartiens à la grande famille des professionnels du secteur culturel et j’essaie de me souvenir de mes recherches lorsque je développe ou que je visite une exposition, puisque je souhaite une société fière de ses institutions culturelles, dans lesquelles elle se reconnaît et se sent la bienvenue.

 

Maria Nengeh Mensah est professeure titulaire à l’École de travail social et à l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM. Elle dirige l’équipe de recherche-action Cultures du témoignage [ http://www.culturesdutemoignage.ca/ ] depuis 2010. Chercheure engagée socialement, elle mène des projets de recherche-action réunissant les milieux associatifs et académiques autour des défis liés à la stigmatisation et à l’inclusion sociale de communautés sexuelles et de genres diverses. Notamment, elle collabore avec les organismes Stella, COCQ‐SIDA et GRIS-Montréal depuis plusieurs années. Auteure de trois monographies aux Éditions du Remue-ménage et récipiendaire du Prix d’excellence en enseignement de a Faculté des sciences humaines de l’UQAM, elle a aussi créé plusieurs outils de sensibilisation et de formation à l’intention des intervenant.e.s de divers services publics. Elle est membre du Conseil d’administration du CACTUS Montréal, un organisme qui œuvre auprès des personnes consommatrices de drogues et offre un service d’injection supervisée.

 

Plus d’infos : https://professeurs.uqam.ca/professeur/mensah.nengeh/

Courriel : mensah.nengeh@uqam.ca

Saison 1 - Épisode 15 – Polyamour

Saison 1 - Épisode 15 – Polyamour

April 17, 2019

Les relations que nous entretenons avec chaque personne qui traverse notre vie est différente, tant au niveau de l’intensité, de la proximité ou de la longévité. Il y a différentes façons d’aimer et de l’exprimer. Dans ces modèles relationnels, le mot polyamour est de plus en plus présent dans les médias traditionnels et sociaux. Plusieurs questions se posent, plusieurs préjugés

Isabelle Guillemenot

Il y a longtemps qu’Isabelle  se questionne sur la manière de construire et de vivre les relations amoureuse. Grâce à sa fille aînée qui a allumé en elle la volonté d’en connaître plus sur le polyamour cela fera bientôt 4 ans maintenant qu’Isabelle connaît et s’implique dans la communauté polyamoureuse de montréal.

Marie-Claude L’Archer

Marie-Claude L'Archer, connue sous le nom de plume Hypatia from Space, détient une maitrise en Histoire de l'Antiquité de l'Université de Montréal. Elle et son mari ont ouvert leur couple il y a 4 ans, lorsqu'ils sont tous les deux tombés amoureux d'une amie de longue date. Cette relation en triade a été leur entrée dans l'univers de la non-monogamie éthique. À l'époque, ils ne savaient même pas que le mot polyamour existait pour décrire leur situation amoureuse, et ignoraient également que d'autres personnes vivaient les mêmes défis qu'eux.

Constatant le manque flagrant d'information en francais sur le polyamour, ou que les rares blogs qui existaient déjà sur la question étaient écrits en France et reflétaient très peu la réalité montréalaise, Marie-Claude a lancé son propre blog sur le polyamour en 2015. Au début, un pseudonyme fut nécessaire, afin d'éviter que leurs trois enfants ne soient stigmatisés en raison du mode de vie de leurs parents. Le couple était encore pour ainsi dire ''dans le placard''. Désormais, leurs enfants étant assez grands pour choisir eux-mêmes d'assumer pleinement de faire partie d'une famille un peu différente,  Marie-Claude et son mari ne cachent plus leur vie polyamoureuse.

En plus de son blog, Marie-Claude a récemment publié un livre intitulé Compersion : Transcender la jalousie dans le polyamour, en vente sur amazon.com

https://www.amazon.ca/Compersion-Transcender-jalousie-polyamour-French-ebook/dp/B074T7NYXR

https://hypatiafromspace.com/

Saison 1 - Épisode 14 – Sans-abrisme

Saison 1 - Épisode 14 – Sans-abrisme

April 3, 2019

Il y a quelques années, Montréal a procédé à un dénombrement de sa population en situation d’itinérance pour offrir un portrait global de la réalité locale. Il y a aussi quelques années, la province du Québec a été la seule à remettre en question la position du gouvernement fédéral de ne vouloir financer que les projets de type « Housing First ». Ces deux exemples distincts nous soulignent une chose importante : que l’itinérance n’aurait qu’un seul visage, qu’une seule réalité, soit celui d’un homme blanc avec des problèmes de consommation ou des problèmes de santé mentale. Mais qu’en est-il des femmes, des jeunes, des réfugiés, des immigrants, des personnes LGTBQ2A*, ou encore des autochtones?

Paméla Lavoie

Paméla Lavoie est née sur la Rive Sud de Montréal. C’est une femme cis blanche de 27 ans d’orientation sexuelle queer. Elle est une militante anti-raciste, féministe, antifasciste et queer. C’est à partir de ces valeurs qu’elle oriente son projet de vie en intervention psychosociale. En ce sens, elle a complété ses études dans un Baccalauréat en intervention auprès des personnes immigrantes, des personnes faisant parties des groupes racisés, ainsi qu’auprès des Premières Nations. Suivant ces choix, elle est présentement candidate à la maîtrise en Communication internationale et interculturelle où elle travaille sur l’accompagnement de l’innovation des pratiques d’intervention des Premières Nations; l’exemple du Centre de Ressourcement Mikisiw de la communauté atikamewk de Wemotaci.

Depuis toutes ces années, Paméla cherche à contribuer à une société québécoise meilleure, empreinte d’empathie et de respect envers l’entièreté de ses membres. Elle y utilise son temps personnel et professionnel dans la défense des droits des personnes y étant discriminées. En ce sens, Paméla travaille auprès des personnes en situation d’itinérance, des femmes, des personnes appartenant à des groupes racisés ou immigrantes, des Premières Nations, des travailleur.se.s du sexe, celles ayant des dépendances, des jeunes et des personnes en situation d’handicap depuis maintenant une dizaine d’année. Ainsi, c’est en lien avec ces nombreuses expériences de travail et des savoirs développés à partir de celles-ci qu’elle oriente son travail en mobilisant des approches anti-oppressives, holistiques, de réduction des méfaits et d’empowerment.

Léonie Couture

Depuis quarante ans, Léonie Couture, C.M., C.Q., se consacre au bien-être et à la défense des droits des femmes. Après avoir travaillé, notamment, à la direction des soins infirmiers de l’hôpital du Sacré-Cœur à Hull, elle quitte le milieu institutionnel en 1980 pour le milieu communautaire.

Elle milite au Centre des femmes de l’Université d’Ottawa, qui suscite chez elle une profonde réflexion féministe. Elle s’installe ensuite à Montréal pour œuvrer, de 1981 à 1994, d’abord au Mouvement contre le viol et l’inceste, puis en alphabétisation et enfin, au Centre de santé des femmes.

Constatant que les services offerts aux femmes en état d’itinérance ne répondent pas à leurs besoins de guérison, et portée par sa vision féministe du droit de toute femme à la dignité, à la justice, à la sécurité et à l’égalité des droits, elle fonde, en 1994, l’organisme La rue des Femmes de Montréal. Son engagement porte entièrement sur le développement de conditions favorables à la guérison de leurs graves blessures relationnelles et sur la reconnaissance de la santé relationnelle.

Pour Léonie Couture, la santé relationnelle fait partie de la santé, avec la santé physique et la santé mentale.

http://www.laruedesfemmes.org/